1- La salive
- 2 janv. 2017
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Pour retrouver l'identité d’un criminel, la police scientifique se base souvent sur la salive.
C’est un liquide biologique sécrété par les glandes salivaires, à l'intérieur de la bouche. Composée d'eau à 99%, de protéines d'électrolytes, de sels minéraux ainsi que de produits antibactériens, la salive humidifie les muqueuses et prépare les aliments pour leur digestion. Néanmoins, sa composition dépend de son débit de production.
La salive, en plus d'être efficace, est facile à prélever pour la police scientifique. Pour se faire, il suffit de prélever le support de la trace. En effet, la démarche est la suivante :
- on utilise une lampe Polilight pour voir la présence de salive, elle peut permettre d’obtenir une fluorescence très légère sur certains supports à l’aide d’un éclairage.
- on fait le test Phadebas pour permettre la réaction de l’amylase (une protéine spécifique de la salive) avec un amidon insoluble rattaché à un colorant bleu. Cette protéine va permettre de découper l’amidon en petits morceaux. La présence de salive sera ainsi confirmée par une coloration bleue.
Une fois la salive prélevée, elle est envoyée au laboratoire pour l’analyser : un enzyme, appelé protéinase K, est attribuée à chaque échantillon pour permettre l’ouverture des cellules et la libération de l’ADN.
Cependant, la salive est une mauvaise source d'ADN car elle contient seulement 2 microlitres d’ADN par millilitre. L’ADN recueilli est donc présent en quantité limitée. Il faut une étape intermédiaire qui consiste à multiplier les molécules d’ADN avec le PCR. Ceci, permettra d'obtenir une quantité d'ADN plus importante. L'ADN purifié peut maintenant être analysé afin d’établir le profil génétique des échantillons. Pour cela, chaque échantillon va être traité avec des enzymes de restriction, c'est-à-dire des enzymes qui permettent de couper l’ADN en des sites bien précis . On obtiendra alors des fragments d’ADN que l’on pourra faire migrer par une technique de séparation et d’identification des molécules : l’électrophorèse. Le résultat obtenu, sous forme de « code-barre », constituera le profil génétique, unique, de l’individu concerné.
Même en présence de quantité minime il est possible de déterminer le groupe sanguin. Ainsi l'enquêteur peut faire examiner les mégots de cigarettes, les enveloppes, les verres et les bouteilles, les couverts ou tout autre objet qui est venu en contact avec les lèvres. Bien-sur le résultat sera meilleur si la quantité de salive est assez importante (ex : crachats)
Pour prélever de la salive (prélèvements buccaux) : il suffit juste de récupérer la salive après frottement de la joue contre les dents. Ce sont les prélèvements utilisés le plus couramment par la police dans le cas de la vérification de l'ADN d'un suspect.
Voici une petite expérience réalisable en laboratoire pour extraire l'ADN de la salive. Pour le protocole, cliquez ici
CONCLUSION:
Pour le crime parfait, il faut :
- éviter de trop parler au moment du crime afin de réduire au maximum l’éjection de salive
- laisser des traces comportant de L’ADN d'une autre personne dans le but de brouiller les pistes et faire accuser quelqu'un d'autre à sa place

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